Thomas, 32 ans : « Licencié en juillet, signé chez Doctolib en novembre — comment j'ai repris la main »
Thomas Harris, 32 ans, Business Analyst senior. Licencié dans le cadre d'un plan social en juillet 2025, signé chez Doctolib en novembre 2025. Quatre mois entre les deux, structurés en pipeline serré au lieu d'un Excel qui dérape.
En un coup d'œil
| Métrique | Mois 1 (sans système) | Mois 2-4 (avec Traject) |
|---|---|---|
| Statut | Demandeur d'emploi | Demandeur d'emploi |
| Expérience | 8 ans (FinTech, conseil) | 8 ans (FinTech, conseil) |
| Candidatures envoyées | 35 | 85 |
| Taux de réponse | 11 % (4 réponses) | 27 % (23 réponses) |
| Entretiens RH | 2 | 8 |
| Offres reçues | 0 | 2 (Doctolib accepté) |
| Salaire signé | — | 65 k€ + variable + BSPCE |
| Heures gestion / semaine | ~12 h | ~4 h |
Le point de départ : un Excel qui devient un mur
Plan social en juillet, dans le contexte d'un éditeur SaaS qui « réduit ses coûts pour préparer son virage IA ». Thomas a 8 ans d'expérience en Business Analysis, principalement en FinTech et en conseil. Profil solide sur le papier — mais les premiers mois s'enlisent.
Il commence par faire ce que tout le monde fait : un Excel avec une feuille par étape du process (envoyée, relance, entretien, etc.). Très vite, le Google Sheet a 35 lignes, 14 colonnes, et il ne sait plus qui il a relancé quand.
« J'ai envoyé 35 candidatures le premier mois en pensant que le volume allait compenser. Trois retours, deux entretiens RH, aucune suite. Je passais 12 heures par semaine à gérer mon fichier au lieu de me préparer aux entretiens. »
Le vrai problème : 35 candidatures, mais 35 candidatures non comparables
- Pas de mesure du taux de réponse par canal. LinkedIn vs candidature directe vs cooptation : aucun moyen de savoir ce qui marchait.
- Relances en pure mémoire. Certaines opportunités sont mortes parce que la relance à J+7 est partie à J+20.
- CV générique. Même version envoyée à un poste Business Analyst chez une scale-up, à un poste Product Manager chez une grande boîte, à un poste Data Analyst chez un cabinet — comme s'ils cherchaient la même chose.
Le déclic : structurer comme un projet, pas comme un Excel
Mi-août, Thomas bascule sur Traject. La logique de départ : tu cherches un job comme tu géreras un projet en entreprise. Un pipeline avec des étapes, des KPIs mesurés, des hypothèses testées, des relances pilotées.
Le premier diagnostic remonte les vraies données du marché Business Analyst senior IDF : médian 62 k€ (vs 55 k€ qu'il imaginait viser), compétences les plus demandées (SQL avancé, Looker/Tableau, expérience FinTech valorisée), et un score Employabilité à 74/100.
« Le premier truc qui m'a fait du bien, c'est le score 74. Pas parce qu'il était élevé, parce qu'il était précis. Pendant un mois j'avais l'impression que personne ne me voulait — en fait j'étais juste mal positionné sur les annonces. »
Ce qui a changé concrètement
1. Pipeline Kanban + Dashboard de KPIs
Toutes les candidatures dans un seul espace, 4 vues synchronisées (Table, Kanban, Dashboard, Network). Le dashboard mesure en temps réel : taux de réponse global, taux par canal, durée moyenne d'une étape, étape où il décroche le plus.
Découverte au bout de 3 semaines : son taux de réponse via candidature directe (LinkedIn ou site carrière) est de 18 %. Via cooptation, 67 %. Décision immédiate : arrêter les candidatures à froid au-delà de 20 par semaine et concentrer 60 % du temps sur l'activation réseau.
2. CV ATS-friendly adapté à chaque offre
Génération automatique en 2 minutes : un CV par annonce, avec les mots-clés détectés dans la fiche de poste, le bon angle (BA orienté FinTech vs BA orienté SaaS vs BA orienté operations). Son taux de réponse passe de 11 % à 27 % en 4 semaines.
3. Relances automatisées et templates par étape
Plus une seule relance oubliée. Templates par statut (relance candidature, relance post-entretien, remerciement, relance silence), envois suggérés au bon délai. Sur 85 candidatures du mois 2-4, zéro candidature « morte par oubli ».
4. Activation du réseau
Import de 240 contacts LinkedIn (anciens collègues, recruteurs, contacts FinTech). Pipeline de réactivation : 35 contacts qualifiés comme « à activer », messages personnalisés sur 4 semaines. Résultat : 11 mises en relation, 4 entretiens directs sans passer par l'annonce publique, dont celui chez Doctolib.
Les résultats à 4 mois
- 2 offres concrètes : Business Analyst senior chez Doctolib (65 k€ + variable + BSPCE) et un poste chez une scale-up B2B (60 k€ + variable). Choix Doctolib pour l'impact et le BSPCE.
- Salaire négocié +5 k€ par rapport à la première proposition, en s'appuyant sur la fourchette marché.
- Taux de réponse passé de 11 % à 27 %.
- Temps de gestion divisé par 3 : 4h/semaine au lieu de 12h.
- 60 % des entretiens via réseau réactivé, contre 100 % via candidatures à froid au mois 1.
Ce que Thomas dit aux demandeurs d'emploi
« La recherche d'emploi quand tu as 8 ans d'XP, ce n'est pas un problème de motivation. C'est un problème de système. Tu ne peux pas piloter 80 candidatures dans ta tête. Le moment où j'ai accepté de traiter ma recherche comme un projet — avec des KPIs, des hypothèses, du A/B test sur mes CV — tout a accéléré. »
Thomas est en poste depuis février chez Doctolib. Il continue à utiliser Traject pour suivre son réseau et préparer sa prochaine évolution interne d'ici 18-24 mois.